Notamment après les obsèques, les étapes du deuil sont inévitables. Chacun y passe plus ou moins vite. Le deuil peut tenir jusqu’à un ou deux ans, et même jusqu’à plusieurs années. Tout dépend de l’aptitude à réagir, de l’histoire de chacun, des circonstances… Le processus du deuil passe par de nombreuses étapes présentées ici. Mais comment les passer ?

Le coup et le reniement du deuil

La période du deuil est un moment de mutation très profond. Celle-ci a son « avant » et son « après ». Ensuite, jamais plus rien ne sera comme avant, même après les obsèques ou funérailles. On se souviendra fréquemment de tous les détails de cette période, les phrases exactes nous informant de la nouvelle, la musique écoutée, l’heure de la journée… Tout cela restera ancré par l’émoi extrême nous tombant dessus à cet instant. « C’est impossible », « Je n’y crois pas »…, le coup de l’information est si terrible qu’il ne nous est pas possible à ce moment de l’accepter. Ce déni de la réalité est un instrument de défense nous permettant de rester debout et de tenir le coup. Ne durant pas, cette réaction est tout à fait normale. Afin de passer le cap, faire face à la réalité de la mort, au corps du défunt ou de la défunte, s’avère être important. Pour les proches, c’est un instant qui compte beaucoup. Heureusement, vous n’êtes le seul à vivre cette situation. D’ailleurs, faire son deuil n’étant pas facile, des ouvrages et guides sont disponibles comme celui de www.guide-deuil.com, vous aidant à mieux surmonter les étapes du deuil.

Les autres étapes du deuil

La colère est aussi une autre phase du deuil. En effet, on en veut à l’être chéri d’avoir quitté le monde, au personnel médical, aux circonstances, à la vie… Il y a également le marchandage avec le fait de vouloir retrouver sa vie d’avant, sa vie normale, et de vouloir changer afin que cela ait lieu. Bien qu’on ne croie pas au retour à la vie de la personne aimée, on arrive à imaginer qu’en ayant agi autrement, le décès n’aurait pas eu lieu. La tristesse, faisant quelquefois place à la dépression, fait partie des étapes du deuil, comprenant qu’il ne sera plus possible de revoir le défunt ou la défunte, notamment après l’enterrement. Enfin, il y a l’acceptation, avec le fait de s’habituer progressivement à la nouvelle réalité. Quelques semaines après le décès de l’être proche, de nouveaux rêves peuvent naitre ainsi que de nouveaux projets. Certes, il est tout à fait normal de toujours penser à la personne décédée, mais de manière moins constante et avec une peine moins vive.

Vivre son deuil : les conseils

Voici des conseils à suivre pour faire son deuil. Tout d’abord, soyez bienfaisant avec vous-même. Le processus du rétablissement prenant du temps, il faut admettre que certains jours seront plus ardus que d’autres. Lorsqu’on se retrouve dans un creux de vague, il est conseillé de se ménager et de prendre soin de soi. Il n’est pas nécessaire de démontrer ni aux autres ni à soi-même qu’on est fort. Ensuite, sachez révéler ce que vous ressentez. Si vous n’avez pas le courage de verbaliser vos émois, dessinez ou encore écrivez. Manifester votre peine est important. Ensuite, n’hésitez pas à vous faire aider par vos proches. Et si après de nombreux mois, votre téléphone cesse de sonner, ne soyez pas surpris. Le fait que vous soyez en deuil est une situation rendant en général les gens mal à l’aise. Vos camarades pensent certainement encore à vous mais, sans doute, ne savent ni quoi dire ni quoi faire. Dites-leur tout simplement que vous avez besoin de leur présence et de leur écoute.