L’installation d’une chaudière à haute performance se présente comme la solution idéale pour faire des économies d’énergie tout en réduisant la facture. Face aux coûts des travaux, de nombreux particuliers hésitent, c’est pourquoi le crédit d’impôt transition énergétique a été mis en place. Différentes aides et subventions sont également proposées pour financer la pose d’un chauffage plus performant. Découvrez ces solutions pour installer une chaudière à moindres frais.

Quelles aides pour financer une chaudière ?

Dans le but d’encourager l’achat d’équipements à haute performance énergétique, l’État accorde un crédit d’impôt transition énergétique ou CITE aux locataires et propriétaires ayant entreprise des travaux d’économie d’énergie. Le but de cette aide est d’alléger les coûts d’un remplacement chaudière en vue d’optimiser la performance énergétique d’un logement, mais elle ne s’applique qu’aux résidences principales et leurs dépendances. Le crédit d’impôt destiné au système de chauffage porte uniquement sur le prix de l’équipement TTC et non sur les coûts d’installation et de main-d’œuvre. Pour bénéficier du CITE, le coût des travaux devra apparaître sur la déclaration fiscale avec les factures en pièces jointes. En 2020, le CITE devient une prime énergie qui permet de financer l’installation d’une chaudière. Appliquée en 2020 en remplacement au CITE, cette aide financière est octroyée aux foyers à faibles revenus directement concernés par la précarité énergétique.

D’autres solutions peuvent également vous aider à réduire les coûts d’un système de chauffage plus performant comme une chaudière un euro ou Ma Chaudière Gratuite. Ces offres peuvent financer l’installation chaudière à granule ou autres équipements plus économiques.

Quelles sont les conditions d’éligibilité ?

Pour bénéficier du crédit d’impôt chaudière, plusieurs conditions sont à respecter à savoir la domiciliation fiscale en France, les travaux engagés sur une résidence principale. Cette dernière devra être située dans l’Hexagone ou les DOM, mais aussi construite depuis plus de 2 ans. Dans le cadre d’une copropriété, le crédit d’impôt touche aussi bien les parties communes que les logements. Tous les travaux de rénovation énergétique ne sont pas assujettis à cette aide. Elle ne concerne en effet que les dépenses liées à l’installation de chauffage à haute performance énergétique (sans fioul) et au changement de chaudière fonctionnant par source d’énergie renouvelable. La pose de volets isolants, de chaudière à granulés de panneaux photovoltaïques ou d’éoliennes, quant à elle, n’est pas éligible au crédit d’impôt.

Pour finir, l’intervention d’une entreprise ou d’un artisan disposant d’un label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) lors de l’exécution du chantier est exigée par l’État. Il s’agit d’ailleurs d’une condition d’éligibilité au crédit d’impôt.

La démarche pour obtenir un crédit d’impôt

Afin de bénéficier du CITE, la procédure se fait lors de la déclaration d’impôt. Cette dernière peut se faire en ligne ou sur papier selon votre disponibilité. Il faudra remplir le formulaire 2042 — QE dédié aux dépenses en faveur de la qualité environnementale de la résidence principale. Il mentionne notamment la nature des travaux et leur coût total en TTC. Puisque les coûts de la main-d’œuvre sont exclus du crédit d’impôt, pensez à séparer les factures pour l’achat de l’équipement (à joindre à la déclaration fiscale) et les frais de pose (à conserver en cas de contrôle fiscale). Vous devrez par ailleurs fournir d’autres justificatifs comme l’adresse des travaux, la date de visite obligatoire (préalable aux travaux), la certification RGE du prestataire et les caractéristiques techniques du chantier (équipement à installer, matériaux utilisés et prix).

Comme la Prime énergie appliquée en 2020 touche essentiellement les chaudières à condensation à très haute performance énergétique, d’autres dispositifs comme les aides de l’Anah, le PZT ainsi que les subventions territoriales peuvent aussi subventionner l’installation de chaudières à granulés.