Si les énergies renouvelables semblent prendre le dessus sur les énergies fossiles, le débat reste ouvert. On constate alors une nette prédilection pour le bois de chauffage dont les propriétés naturelles ne sont pas à remettre en cause. Il en existe sous différentes variantes, ce qui, au lien de faciliter le choix des consommateurs le rend encore plus ardu et tâtonnant. Dans cet article, nous allons donc nous pencher sur le sujet du bois de chauffage et essayer d’élucider les questions que vous vous posez.

L’humidité : un critère déterminant

Il est évident que, pour être utilisé dans un appareil de chauffage, le bois doit être parfaitement sec. De ce critère dépend la qualité de son rendement. Cela ne signifie pas pour autant que vous devez utiliser du bois mort, mais un bois coupé d’un arbre dont l’abattement a été spécialement fait dans ce but. Le bois est alors découpé, crevassé puis soumis à un séchage bien étudié. Notez que la combustion est de plus en plus faible en fonction de la teneur du bois en eau. Le bois va alors puiser dans son pouvoir calorifique sa capacité à évacuer l’humidité. Ensuite, la même énergie sera orientée vers le dégagement de la chaleur. Le temps de séchage va, par ailleurs, influencer le taux d’humidité. Force est de constater que, même si la densité du bois affecte le pouvoir calorifique, ses effets ne sont pas aussi marqués que ceux de l’humidité. Des variantes d’essence telles que le Saule ou le Bouleau génèrent, elles aussi, suffisamment de chaleur lorsque le bois est assez sec. Le seul inconvénient : une combustion plus rapide !

Essayons d’aborder la question de l’humidité avec plus de précision et de technicité :

  • La durée du séchage est comprise entre 15 mois et 2 ans en dépit de qualité et du type de bois. Cela peut varier en fonction de nombreux paramètres comme un stockage en intérieur ou en extérieur, l’épaisseur, la taille et l’essence des bûches.
  • Le taux d’humidité du bois peut être mesuré à l’aide d’un humidimètre. Il s’agit d’un testeur conçu pour mesurer la masse d’eau présente dans le bois par rapport à la masse sèche. En ce qui concerne le bois de chauffage à proprement parler, vous devez vous référer à la masse brute. Pour cela, il faudra utiliser un humidimètre spécial.

A noter : Pour ne pas risquer des effets indésirables d’encrassement prématuré, vous ne devez alimenter vos dispositifs de chauffage qu’avec du bois dont le taux d’humidité est optimal : ni trop sec ni trop humide !

Connaître les prix avant d’acheter en ligne

Avant de nous intéresser au prix, il convient de rappeler que l’unité de mesure de stockage du bois utilisé pour les appareils de chauffage est le stère, ce qui correspond à 1 m3 de bois coupé d’1 m de longueur. Le stère reste toutefois une unité variable qui change en fonction de la longueur des bûches :

  • Une bûche de 50 cm fait à 0,8 m³
  • Une bûche de 30 cm fait 0,7 m³

Cela dit, le prix d’un stère peut augmenter de manière significative pour des bûches correspondant aux mêmes mesures. La fourchette est entre 50 et 100 euros, et cet écart est lié à plusieurs critères :

  • La densité qui détermine le type de bois. Par exemple, le Bouleau et le résineux coûtent moins cher que le chêne.
  • Le taux d’humidité. Plus il est élevé, plus faible est son prix.
  • La longueur des bûches puisque le temps nécessaire pour couper le bois influence son prix. Pour obtenir des bûches de 20 cm, le découpage est plus lent, ce qui rend le coût plus important, contrairement aux bûches qui font 1 m de longueur. Notez que les poêles pouvant accueillir cette dernière variante sont très difficiles à trouver sur le marché.
  • La région, autrement dit, une production locale ou du bois qui a parcouru un long trajet. Acheter chez des producteurs locaux coûte alors nettement moins cher que de s’approvisionner chez des vendeurs qui font parvenir leur bois de chauffage de contrées lointaines en France ou des pays voisins.
  • Le système de taxation qui se veut plus lourd pour les vendeurs professionnels que pour les particuliers, mais la qualité chez les premiers est meilleure.

En dépit des écarts manifestes de prix, se chauffer au bois est la solution la moins onéreuse comparée aux autres moyens utilisés en France. Comptez aux alentours de 5 centimes d’euros/kWh.

Comment choisir des essences à fort pouvoir calorifique ?

Ce sont les essences qui influencent le pouvoir calorifique du bois. Voici clora les 3 catégories parmi lesquelles vous pouvez choisir :

  • 2000 kWh par m3 : Ce groupe rassemble le bois issu de l’érable, du hêtre, du charme, du chêne et de l’orme.
  • 1700 kWh par m3 : Ce groupe rassemble le bois des arbres fruitiers, du châtaignier et de l’acacia.
  • 600 kWh par m3 : Ce groupe rassemble quelques feuillis comme le platane, le peuplier et le bouleau ainsi que les résineux comme l’épicéa et le pin. Les variantes précédemment citées se distinguent par leur forte teneur en sèves, ce qui explique leur rapidité de combustion. De plus, ils peuvent encrasser les conduits des installations de chauffage surtout lorsque la chaleur à l’intérieur du foyer n’est pas assez haute. Limitez leur usage en le consacrant uniquement aux moments où les flammes sont déjà bien lancées.

Les alternatives au bois de chauffage traditionnel

Voici ci-dessous les 2 alternatives qu’on peut envisager au bois traditionnel et qui demeurent tout aussi performantes :

  • Les bûches de bois densifié : Ces bûches sont connues pour leur pouvoir calorifique très haut, soit 4600 kWh par tonne, ce qui leur a valu le nom de « bûche calorifique ». Également appelées bûches briquettes, elles ont tendance à s’embraser rapidement et à produire une chaleur intense. Vous pouvez alors les utiliser pour démarrer un feu et pour chauffer la maison en un temps record. Par ailleurs, ces bûches subissent un découpage minutieux. Le résultat est donc si bien calibré que vous n’aurez aucune difficulté à le stocker.
  • Les granulés : Fabriqués à partir de bois compressé, les granulés sont parfaitement naturels. En effet, aucun produit chimique n’est utilisé même pour assurer la cohésion des pellets. Les granulés sont consolidés grâce à une biomolécule appelée « lignine ». Il s’agit d’un composant basique du bois avec la cellulose et l’hémicellulose. Elles possèdent un pouvoir calorifique proche de celui des bûches compressées, soit 4600 kWh par tonne.

Les avantages d’une chaudière à granulés

Les points forts que nous allons évoquer ci-dessous sont en comparaison avec la chaudière à bois granulé :

  • L’autonomie : Alors que les chaudières qui fonctionnent aux bûches ont une autonomie maximale de 20 heures, celles à granulés ont un rendement de 93 % plus grand, ce qui en fait les meilleurs dispositifs pour chauffer la maison et l’eau sanitaire.
  • L’économie : Comptez une facture 50 % moins élevée lorsque vous optez pour ce type de source énergétique, même si le prix de départ peut vous sembler relativement élevé.
  • Le respect de l’environnement : Neutre en émission de CO2, le granulé est également issu du recyclage de déchets industriels s’intégrant ainsi dans un schéma écologique fort profitable pour tous les actants de cette chaîne.