Nous vivons aujourd’hui dans un monde numérisé, confronté à de nouveaux défis et assez compétitif dans les organisations. Nous interagissons chaque jour avec de nombreuses personnes sur les plans personnel et professionnel et sommes exposés aux conflits interpersonnels résultant de ces relations.

Le harcèlement au travail affecte le bien-être (physique, psychologique ou social) de l’employé, ainsi que la qualité du travail dans l’organisation. Il existe des moyens de provoquer indirectement des abus émotionnels dans l’environnement de travail, ce qui entraîne la non-atteinte des objectifs de l’entreprise et un taux de rotation élevé dans les organisations.

C’est quoi le harcèlement au travail ou mobbing ?

Lorsque la plupart des gens y font allusion, elles pensent automatiquement aux pressions sexuelles. Bien qu’il soit un type de tourmente très grave sur le lieu de travail, le terme couvre diverses actions négatives commises contre un employé par un autre, ou par le dirigeant ou le propriétaire de l’entreprise.

On peut définir le mobbing comme “un comportement importun qui influe de manière significative sur la culture organisationnelle et qui est fondé sur la race, la couleur, la religion, le sexe (y compris la grossesse), l’origine nationale, l’âge (40 ans ou plus), le handicap ou les informations génétiques”.

Entre autres, il trouve aussi son origine dans les rivalités, la jalousie, l’envie, le ressentiment, les frustrations, les différences et les mauvaises habitudes.
Pour être illégal, le harcèlement au travail doit être répétitif ou grave. Les deux employés qui se livrent à cette pratique et l’organisation dans laquelle elle s’est produite peuvent être punis pour cette infraction.

Caractéristiques de l’auteur/harceleur

Les preuves scientifiques suggèrent que les harceleurs ont certains traits de personnalité négatifs, tels que le narcissisme, la colère de trait, le caractère vengeur, l’anxiété de trait ou la faible estime de soi, il y a parfois eu des antécédents d’intimidation.

Dans ce contexte, il est important de faire preuve de prudence lors de la sélection du personnel et, en particulier, lors de l’utilisation de questionnaires de personnalité visant à détecter ces aspects.

Caractéristiques de la victime

Il est indiqué que certains employés, en raison de leurs caractéristiques et de leurs caractéristiques, risquent davantage d’être harcelés au travail que d’autres. De même, il a été constaté que, à certaines occasions, certaines de ces caractéristiques pouvaient conduire à une perception erronée d’une situation de mobbing.

Un nombre considérable d’enquêtes révèlent que les victimes présentent bon nombre des mêmes caractéristiques que les auteurs, notamment des niveaux élevés de colère et d’anxiété. Et il est aussi révélé que ces victimes ont une capacité cognitive élevée et un sens commun élevé.

Lorsque l’auteur de l’infraction occupe une position hiérarchique supérieure, certains facteurs aggravent le niveau de conflit avec la victime et sont, par conséquent, associés à des niveaux plus élevés d’abus dans la relation d’emploi (par exemple, de mauvais résultats.).

Les entreprises en France doivent désigner un responsable du harcèlement

Depuis le 1er janvier, les entreprises de plus de 250 employés doivent désigner un responsable chargé de diriger, d’informer et de soutenir les employés confrontés aux pressions sexuelles et à des attitudes sexistes. 1. Rôle de l’agent de harcèlement

Le Code du travail français indique uniquement que ce responsable est censé diriger, informer et soutenir les employés dans la lutte contre les pressions sexuelles.
Le rôle et les devoirs de cet agent sont donc vagues à ce stade.
Mais dans un guide, le gouvernement a suggéré le rôle suivant pour l’agent responsable du harcèlement moral :
– Introduire des mesures de sensibilisation et de formation pour les employés et les dirigeants.
– Dirigez les employés vers les autorités compétentes (par exemple, un inspecteur du travail).
– Mettre en œuvre des procédures internes pour encourager le signalement et le traitement des plaintes de pression sexuelle ou d’attitudes sexistes.
– Mener des enquêtes internes après avoir signalé des allégations de pression sexuelle ou d’attitudes sexistes.
2. Qui peut être un agent de harcèlement moral au travail ?
L’agent devrait nécessairement être un employé de l’entreprise. Pour s’acquitter de ses fonctions, il ou elle devrait également avoir les compétences voulues pour faire face aux problèmes liés aux pressions sexuelles. C’est la raison pour laquelle, dans la pratique, il est probable que le rôle de l’agent en charge de cette tâche sera exécuté par un professionnel des ressources humaines.
Jusqu’à présent, la loi française ne prévoit aucune sanction si un responsable en charge de cette tâche n’est pas désigné dans l’entreprise. Toutefois, le non-respect peut être utilisé pour démontrer que l’employeur a manqué à son devoir de prudence.
3. Désignation d’un responsable par le comité économique et social
Lorsqu’il y a un comité social et économique (SEC) dans l’entreprise, il doit y avoir un responsable du mobbing, même dans les entreprises de moins de 250 employés. Une SEC doit être établie dans des entreprises de plus de 11 employés.
Le responsable est désigné par les membres du comité. Tout comme les autres membres de la SEC, il bénéficiera de la formation nécessaire en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail pour exercer ses fonctions.
Cet agent sera une personne de contact supplémentaire pour les employés confrontés à une pression sexuelle ou à des comportements sexistes.

Les peines encourues

1. Conférence / Probation / Citation
Bien que les lois du droit du travail définissent clairement ce qui constitue ou non le fait d’être harcelé, les individus peuvent être offensés par des paroles ou des actions que d’autres trouvent totalement inoffensives. Dans de nombreux cas, la première “punition” qu’un employé peut recevoir pour avoir harcelé est simplement une conférence avec un représentant des ressources humaines et, parfois, avec la partie offensée. Lors de cette conférence, le représentant des ressources humaines pourrait travailler avec les deux employés pour veiller à ce que le délinquant comprenne ce que le plaignant juge offensant et promet de ne plus commettre d’offense. Selon la gravité de la demande ou s’il s’agit d’une récidive, l’employé peut également faire l’objet de conseils, d’une surveillance, d’une rétrogradation, d’une probation, d’une mutation, d’un avertissement écrit ou d’une citation figurant dans son dossier permanent.
2. Résiliation
Lorsqu’un employé harcelé au travail intente une action en justice contre une entreprise dans laquelle il travaille, c’est l’entreprise, et pas seulement l’auteur de l’infraction, qui encourt des conséquences juridiques. Pour cette raison, la plupart des organisations ont une politique spécifique qui stipule ce qui est considéré comme une attaque, comment la signaler et les peines encourues pour si reconnus fautif. Si elle est grave ou se produit plus d’une fois, un employé peut être congédié. Par exemple, dans le fait d’être harcelé sexuellement « en contrepartie » ; c’est-à-dire lorsqu’une personne occupant un poste de supervision offre une sorte d’avantage professionnel en échange d’une faveur sexuelle, la cessation d’emploi est une punition logique.
3. Compensation
Une entreprise peut être tenue pour responsable de ce fléau qui se produit sur sa propriété, ce qui signifie qu’elle peut être contrainte de verser une indemnité. La commission note que les entreprises sont responsables de cette situation qui se traduisent par “une action négative sur l’emploi, comme une rétrogradation ou un licenciement. Cependant, les employeurs sont également responsables d’autres types de d’envahissement, s’ils le savaient et ne faisaient rien ou s’ils auraient dû être au courant de l’incident et ne le savaient pas. Cette responsabilité couvre non seulement les personnes travaillant pour l’entreprise, mais également d’autres personnes, telles que des entrepreneurs indépendants, qu’elle contrôle. Lorsque des organisations sont tenues responsables de harcèlement, elles peuvent être obligées d’indemniser la victime en fournissant de l’argent pour les salaires perdus, les honoraires d’avocat, les conseils et autres dépenses.
4. Temps de prison
Le fait de harceler est une accusation criminelle. Si la victime porte plainte, la personne qui la harcèle peut être condamnée à une peine d’emprisonnement. Le montant de la peine d’emprisonnement, de la probation ou des travaux d’intérêt général fournis au harceleur condamné dépend du point de savoir si l’envahissement, était un délit ou un crime.