Pour communiquer et faire l’annonce de leurs produits, les marques se servent depuis longtemps des objets publicitaires, également désignés sous l’appellation de goodies. Cependant, les habitudes des consommateurs évoluent constamment et il est primordial de s’assurer que ce canal de communication reste toujours aussi efficace. Pour cela, prenez sans plus attendre connaissance des informations contenues dans le texte ci-dessous.

Un important marché

Cela risque probablement d’en étonner plus d’un mais les goodies constituent un marché à part entière. Celui-ci pesait pas moins de 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2018. Les experts constatent néanmoins une certaine stagnation des résultats depuis quelques années après plusieurs périodes de progression consécutives.

On utilise ce mode de communication afin de surprendre et de faire plaisir à sa clientèle. Les objets publicitaires peuvent également être utilisés dans le but de remercier vos collaborateurs ou de les stimuler à l’approche d’importantes échéances. Les études rapportent que la distribution se fait majoritairement (67 % en 2020) à l’occasion d’événements (salons, journée spéciale etc).

Même si le chiffre d’affaires global reste élevé, le marché subit de plus en plus les effets de la concurrence (à commencer par la progression du web et des solutions digitales) et de la perte de visibilité des médias traditionnels. Après avoir occupé durant plusieurs années la première place, il figure actuellement au troisième rang du classement des supports médias utilisés par les entreprises.

Si vous souhaitez obtenir d’autres informations concernant ce marché si particulier, prenez contact avec les responsables de la 2FPCO, à savoir la Fédération Française des Professionnels de la Communication par l’Objet !

Comment va-t-il évoluer ?

D’après les premières estimations, les résultats 2021 devraient s’établir autour d’un 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires, soit un peu moins qu’en 2018. Les experts indiquent que cette baisse n’est pas liée à une diminution de l’activité mais plus exactement à une forte concurrence tarifaire entre les acteurs du marché. Ce dernier se compose par exemple en France de plus de 2 500 entreprises, dont la plupart sont des petites et moyennes structures. On note également depuis quelque temps la présence grandissante de grands groupes étrangers désireux de s’établir durablement sur ce marché toujours intéressant.

Pour attirer les clients, les entreprises du secteur disposent de deux leviers majeurs. Il s’agit des délais de livraison et, surtout, des tarifs proposés. Les clients profitent donc naturellement de cette lutte pour obtenir de meilleurs prix, ce qui a logiquement impacté le chiffre d’affaires global du secteur. D’après les spécialistes, dans les années à venir, la capacité à innover des entreprises deviendra prépondérante. C’est donc pour cela que les plus actives d’entre elles s’intéressent de près aux nouvelles technologies, à l’image de la réalité virtuelle ou de l’impression 3D par exemple.

De nouvelles manières de consommer

L’année 2020 restera gravée dans toutes les mémoires en raison de la crise sanitaire liée à l’apparition de la Covid-19. Les périodes de couvre-feu et de confinement se sont alors succédé, obligent les consommateurs à changer leurs habitudes. Souvenez-vous par exemple qu’à un moment, seuls les magasins qualifiés de “première nécessité” pouvaient accueillir des clients, les autres devant fermer leurs portes ! Durant cette période, certains acteurs ont vu leurs chiffres d’affaires exploser, à commencer par les grandes plateformes de vente en ligne.

La pandémie a également introduit de nouveaux gestes, destinés à limiter la contamination. Les fabricants d’objets publicitaires l’ont bien compris et ont logiquement proposé de nouveaux produits comme des flacons marqués pour les gels antibactériens ou encore les visières puis les masques personnalisés. À moins que vous n’ayez vécu sur une île déserte à cette période, vous avez forcément déjà vu ou eu entre les mains de tels objets !

Le Covid-19 n’aura pas mis à mal uniquement le système hospitalier. Il aura également fortement impacté les économies. Pour tenter de limiter la décroissance, de nombreux gouvernements ont exhorté les populations à consommer de manière locale. L’idée ici consistait à faire confiance aux entreprises nationales et à leur confier de nouvelles commandes afin de participer à la relance du pays. Le marché français de la communication n’a pas échappé à ce phénomène. Cela lui a permis de maintenir un chiffre d’affaires constant durant cette période d’incertitude économique. Les chiffres des licenciements et des fermetures d’entreprises du secteur n’ont pas explosé comme le prévoyaient pourtant de nombreux spécialistes. Les différents soutiens apportés par le Gouvernement (report d’échéances bancaires, gels du paiement des cotisations, activité partielle etc) ne sont sans doute pas étrangers non plus à cet excellent résultat dans un contexte pourtant défavorable.

Produire durable et local

Si l’on excepte la période Covid-19, on observait déjà une modification des habitudes des consommateurs d’objets publicitaires. Terminé le produit classique fabriqué avec des matières parfois dangereuses et dans des conditions douteuses à l’autre bout de la planète. Place désormais aux produits responsables et locaux !

Aujourd’hui, le consommateur a envie de transparence et de bien-être. Afin de changer le monde dans lequel il évolue, il veut maintenant acheter de manière raisonnée et responsable. Ces nouvelles tendances constituent des défis de taille pour les entreprises et les obligent à constamment se réinventer. Celles qui n’iront pas dans cette direction sont tout simplement condamnées à disparaître à court ou à moyen terme.

Les marques ont bien compris ce changement d’état d’esprit. Pour maintenir le contact avec les consommateurs, elles ont donc mis sur le marché de nouvelles gammes d’objets publicitaires davantage tournées vers la consommation responsable, le bien-être et la protection de l’environnement. Le label “fabriqué en France” commence à gagner des parts de marché et le “Made in Local” (production à l’échelle d’une région ou d’un département par exemple) commence même à faire son apparition offrant ainsi encore plus de proximité !