Disposer d’une ferme agricole implique la nécessité de pouvoir en assurer la sécurité. Dans cette perspective, il est possible de se protéger au moyen d’une clôture. La tendance est à la protection à la fois esthétique, écologique et solide pour assurer au propriétaire d’un enclos la sécurité et le confort requis. Disponible à des prix plus qu’accessibles, les clôtures se présentent sous diverses formes et dimensions. On peut les installer soi-même ou faire appel à un professionnel.

Définition

Jadis nommée « closerie », la clôture démarquant une propriété privée revient au-devant de la scène avec l’engouement des citadins pour la campagne. Selon l’acception commune, la clôture est cette barrière manuelle construite autour d’un espace délimitant l’entrée et la sortie des animaux et personnes. Elle est généralement présente dans les zones agricoles et peut être opaque, grillagée ou transparente principalement. Sa variante, la palissade, elle, est constituée de planches ou de pieux. Outre la barrière métallique agricole, la clôture champ peut être évidemment en bois ou en pierre mais aussi formée de matériaux plus modernes comme l’inox, le PVC, l’aluminium, le fer, le béton et, dans une optique plus exotique, le grillage agricole végétalisé. Quelles sont les particularités de ces clôtures rurales ? Elles sont le plus souvent bon marché avec la vente de rouleaux et s’implantent très facilement. Voilà pour les qualités, en ce qui concerne les inconvénients, la clôture n’est pas ce qu’il y a de plus esthétique sans compter son manque de fermeté. Dans le cas très spécifique des clôtures électrifiées, elles doivent comporter des panneaux sur tout leur long, avisant de la présence de ce dispositif électrique aux passants.

Réglementation de la clôture champêtre

Les clôtures agricoles sont soumises à une réglementation circonscrivant leur bon usage. Il faut d’abord signaler que c’est le Code civil ainsi que le Code de l’urbanisme qui définissent les autorisations et activités liées à la clôture terrain agricole.Depuis 1986, tout un chacun peut s’arroger le droit d’édifier une clôture en pleine campagne à condition de respecter certaines prérogatives. Il n’est dorénavant nul besoin de permis de construire comme c’était le cas auparavant. Pour ce faire, il est obligatoire de se rendre au Plan local d’urbanisme le plus proche de sa commune en remplissant une déclaration préalable CERFA accompagnée des documents exigés. Ces pièces justificatives sont les plans de masse et de situation, le descriptif des matériaux et teintes, etc. Cependant, cette déclaration officielle est loin d’être nécessaire quant aux clôtures concernant les fossés et haies vives ou encore les forêts et travaux agricoles. La réglementation en vigueur comporte également des limitations spécifiques à la hauteur, aux couleurs et aux matériaux de ces mêmes clôtures entre autres. Pour ce qui est des lotissements, ils sont assujettis à un règlement intérieur. En cas de doute, il est fortement recommandé de s’orienter vers les CAUE (« Conseils d’architecture de l’Urbanisme et de l’Environnement ») ou, à défaut, les mairies.

Types de clôtures

Il est bien beau de choisir un type de clôture lors de l’achat mais encore faut-il sélectionner le grillage des champs le plus propice à protéger la propriété tout en étant le plus élégant possible. Ainsi, l’on distingue de grandes catégories de barrières clôturées telles que les châssis traditionnels faits de matériaux basiques comme les clôtures en bois, en fer, en aluminium ou encore en pierre. De même, on recourt encore aux ancestrales haies rustiques ou aux murets. Mais, désormais d’autres barrières métalliques agricoles ont pris le relais de ces bonnes vieilles bordures campagnardes en zone A agricole. On peut, à cet effet, mentionner les haies clôturées les plus utilisées :

  • La palissade
  • Le claustra
  • Le mur gabion
  • Le panneau avec grillage
  • La clôture animaux électrifiée très efficace pour repousser les intrus (humains ou animaux). Équipée d’un système d’approvisionnement homologué, elle empêche les bêtes de s’aventurer à l’intérieur ou à l’extérieur de l’enceinte close avec de faibles décharges électriques sans risque.
  • La clôture Haute Qualité Environnementale dite HQE a pour but de préserver la biodiversité et remédier au morcellement écologique par l’utilisation de matières biodégradables.

Installation de la clôture

Sachant que la ligne de démarcation qu’est la clôture a pour objectif de bien borner son domaine tout en l’isolant du voisinage et le protégeant du bruit, la qualité de l’installation devient primordiale. Pour bien installer une barrière métallique agricole ou une clôture plus rudimentaire, ce sont toujours les mêmes étapes à suivre. Dans cette équipée de l’enceinte rustique, on doit d’abord obtenir une autorisation officielle comme vu ci-haut puis commencer la pose de la barrière. Si l’on sollicite les services d’un architecte ou d’un artisan spécialisé, il y a plus de chance que la tâche soit exécutée avec beaucoup de maitrise. Pour celui qui souhaite s’en occuper personnellement, il faut un minimum de savoir-faire pour planter sa clôture. Cette ligne architecturale doit obéir à certains critères pour épouser parfaitement l’environnement où on l’installe. Déjà, il faut savoir qu’il y a une hauteur réglementaire définie par le Code civil. À l’aune des préoccupations esthétiques et écologiques des français, on trouve de plus en plus de grillages agricoles dits « écocertifiés », en matériaux recyclés. Actuellement, La solution optimale et privilégiée par les particuliers est de recourir à une entreprise spécialisée qui fera le nécessaire.