Les patients atteints du syndrome du côlon irritable peuvent bénéficier de l’acupuncture. Selon une nouvelle étude, le traitement par aiguilles d’acupuncture pourrait influencer le système nerveux autonome et réduire le stress.

Dans une étude, des scientifiques de l’hôpital universitaire de Heidelberg ont examiné 43 patients qu’ils ont soumis à l’acupuncture deux fois par semaine pendant 5 semaines. À l’aide d’un questionnaire spécial, les effets sur la douleur, l’activité quotidienne, le sommeil et la digestion, par exemple, ont été examinés. Afin d’exclure un effet « fictif », l’effet placebo, les chercheurs ont comparé l’effet de l’acupuncture « réelle » à un traitement fictif. Ici, l’acupuncture est seulement simulée sans que les cellules musculaires et les nerfs soient touchés en profondeur par la pointe de l’aiguille.

Le cortisol dans la salive est réduit

Une comparaison des deux types de traitement a révélé un effet positif sur le système nerveux dit parasympathique, la partie du système nerveux autonome qui transmet les stimuli favorisant la récupération et la relaxation. En mesurant la salive des patients, ils ont constaté que l’acupuncture renforce le système nerveux parasympathique et réduit le niveau de cortisol, l’hormone du stress. Un système nerveux parasympathique renforcé et un taux de cortisol réduit signifient moins de stress.

En outre, l’acupuncture réelle a réduit la douleur des patients atteints du syndrome du côlon irritable qui ont participé à l’étude. Ce renforcement impressionnant du système nerveux parasympathique n’a pas pu être observé avec l’acupuncture fictive.

En revanche, la qualité de vie des patients s’est améliorée dans les deux groupes de traitement. L’effet de l’acupuncture en ce point semble être dû à des facteurs psychologiques et ne diffère pas de l’acupuncture simulée (effet placebo).

Trop peu de patients

Toutefois, le Dr Martin Strauch, de l’Association professionnelle des internistes allemands, limite la portée de l’étude : « le nombre de patients participant à l’étude est trop faible pour prouver l’efficacité de l’acupuncture pour le syndrome du côlon irritable. Malheureusement, il n’existe pas à ce jour d’études plus importantes sur ce sujet. Par conséquent, on doit attendre et voir si d’autres études avec un nombre beaucoup plus important de participants confirment les résultats. »

Le syndrome du côlon irritable touche 5 à 15 personnes. La cause de la maladie n’est pas connue. Les patients se plaignent d’une sensation douloureuse de tension dans l’abdomen et d’une diarrhée, alternant avec la constipation, qui peut durer plus de 6 mois. Il n’existe pas encore de traitement efficace.

Histoire de l’acupuncture

La pratique de l’acupuncture semble remonter au temps les plus anciens sans que nous en ayons la certitude. Les archéologues chinois ont trouvé de nombreuses aiguilles de l’époque Zhou mais cela ne nous prouve pas leur utilisation réelle.

Par contre des textes médicaux avérés ont été trouvé pour la première fois en 1970 dans la tombe de Mawangdui (168) où les trajets des méridiens d’acupuncture sont clairement représentés.

Le livre de référence des acupuncteurs traditionnels est sans conteste le Huangdi Nei Jing, dont les textes hétérogènes ont sans doute été compilés entre-200 et le premier siècle de notre ère.

Les jésuites envoyés par louis XIV ont été parmi les premiers à traduire ces textes anciens et permettre à l’occident de découvrir la médecine chinoise.

Après quelques essais infructueux notamment par le père de Louis Berlioz médecin de son état, c’est surtout à partir de 1927 que la France découvre l’acupuncture grâce aux écrits du sinologue Georges Soulié de Morant.

L’acupuncture, qu’est-ce que c’est ?

La définition donnée par l’UNESCO, qui a inscrit l’acupuncture au « patrimoine immatériel de l’humanité », est très représentative de ce qu’est la véritable acupuncture traditionnelle :

« L’Acupuncture Traditionnelle forme un art thérapeutique qui élabore son raisonnement diagnostique et thérapeutique sur une vision énergétique Taoïste de l’Homme et de l’Univers. »

Le mot acupuncture a été inventé par les jésuites au 16ème siècles lorsqu’ils ont découvert la médecine chinoise, le vrai nom est Zhen Jiu qui signifie l’art des aiguilles de métal et de la moxibustion.

Il y a deux mots important dans la définition de l’Unesco : ce sont art et Taoïste.

L’acupuncture est un art thérapeutique, cela veut dire que même si tous les acupuncteurs traditionnels sont formés sur le même socle, la manière de pratiquer sera propre à chacun.

Le taoîsme, qui est une manière de vivre, un chemin de vie comme le disent eux-mêmes les taoïstes, est le fondement de l’Acupuncture Traditionnelle. Cette philosophie est à la base même des principes de l’énergétique traditionnelle chinoise et de l’acupuncture.

Le Tao nous invite à vivre en accord avec le monde qui nous entoure. La maladie survient quand il y a déséquilibre entre les énergies internes de l’homme et les énergies externes qui l’entourent, entre le Inn et le Yang. Le symptôme qui la caractérise est le signale d’alarme que nous envoie notre corps quand ces énergies ne sont pas en phase.

Le rôle de l’Acupuncteur Traditionnel est d’accompagner ses patients sur le chemin de l’équilibre : la voie du juste milieu.

Pour cela il utilise aussi bien les aiguilles pour agir sur les méridiens et les organes correspondants, que le moxa, les ventouses, le massage mais aussi il vous donnera des conseils sur votre hygiène de vie et votre alimentation.

Les bienfaits de l’acupuncture

L’acupuncture pour maigrir

L’acupuncture n’a pas d’action amaigrissante, elle n’est pas adaptée à un dysmétabolisme. Par contre, elle remet en mouvement l’énergie interne en accord avec les énergies externes, et relance la circulation dans les méridiens favorisant ainsi le bon fonctionnement des organes.

L’acupuncture contre le stress

Très efficace sur de nombreux problèmes émotionnels liés au stress : anxiété, sommeil, souci, tristesse. L’acupuncture permet de rééquilibrer les émotions et le mental.

L’acupuncture pour arrêter de fumer

Dans la mesure où la personne montre une réelle détermination dans son arrêt et est prête à un sevrage, l’acupuncture et notamment l’auriculothérapie est très efficace pour arrêter de fumer. (Dans le cas de la cigarette le rôle de l’acupuncteur sera de déterminer quel est le vide énergétique qui a amené la personne à avoir besoin de mettre une énergie Feu dans ses poumons.)

L’acupuncture pendant la grossesse

Peu de points sont nécessaires pour assurer le bon déroulement d’une grossesse mais ils sont essentiels.

L’acupuncture pour contrer les douleurs et les migraines

Elle est particulièrement efficace sur les problèmes locomoteurs, tendinites, arthrite, arthrose, ainsi que sur les migraines.

Le principe de l’acupuncture

La pratique de l’acupuncture traditionnelle poursuit deux objectifs fondamentaux :

  • entretenir l’énergie vitale (Yuann Qi) dans un souci de prévention
  • harmoniser le terrain ou le déséquilibre énergétique qui peut provenir de trois causes : systémique, émotionnelle ou environnementale.

Construite sur ces différents principes, l’acupuncture traditionnelle se distingue de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) pratiquée de nos jours.

L’évolution de la médecine chinoise s’est faite sur un temps très long. D’abord le massage (Tuina) puis la pharmacopée, l’art de bien vivre (alimentaire et Qi Gong), et la découverte des forces agissantes célestes et terrestres dans l’Homme (l’Acupuncture). Tout cela fut regroupé sous le terme de MTC.

Après Mao, l’acupuncture avait perdu cette aura de communication de l’Homme entre Ciel et Terre. Il ne reste plus qu’une certaine standardisation des traitements, un recours aux protocoles de points et des raisonnements calqués sur la phytothérapie chinoise.

L’Acupuncture Traditionnelle elle, a conservé son essence spirituelle, symbolique et holistique. Elle repose sur une vision personnalisée et individualisée:

Tout déséquilibre, douleur, dysfonctionnement est replacé dans le cadre global et l’histoire de vie.

L’acupuncture traditionnelle vise essentiellement à comprendre les mécanismes profonds qui sont à l’œuvre, à l’origine du déséquilibre de la personne.

Tout acupuncteur traditionnel sait que restaurer uniquement l’équilibre énergétique interne ne suffit pas et qu’il est indispensable de reconnecter l’Homme à son environnement et aux mouvements de l’univers dont il est le réceptacle.

Car si il y a déséquilibre et blocage interne des énergies, c’est que cette relation de l’Homme à ce qui l’entoure (les cycles circadiens et saisonniers, les énergies climatiques célestes, les planètes) s’est à un moment rompue.

La théorie des Kan Tche, clé de voûte et outil indispensable de l’Acupuncture ancienne et traditionnelle, tient compte de ces mouvements (les lunes, les planètes, les huit vents) et permet d’intégrer, dans le traitement, des points qui sont de véritables capteurs de ces énergies.

Les points d’acupuncture choisis lors d’une séance le sont en fonction de ce que les Chinois nomment la « racine » et les « branches » du problème, c’est à dire qu’il faut traiter à la fois le fond (l’histoire de vie, le terrain spécifique de l’individu, l’environnement climatique et émotionnel au sein duquel il évolue) et la « forme » (les symptômes, l’apparence), en faisant un bilan énergétique traditionnel complet (vitalité ou fatigue, aspect physique, couleur et odeur de la peau, palpation du ventre, aspect de la langue, pouls radiaux).

L’acupuncture traditionnelle apparaît donc comme étant parfaitement complémentaire de la médecine occidentale : l’une s’attache à l’individu, à son histoire personnelle, à son unicité et sa vitalité, l’autre à la maladie et à une approche standardisée pour la traiter, valable pour le plus grand nombre.

L’acupuncture en pratique

Comment se déroule une séance chez l’acupuncteur ?

La première séance Après plusieurs questions générales visant à connaître le terrain de la personne, son profil énergétique, les raisons de sa demande et les problèmes de santé connus à ce jour, vient le temps du diagnostic énergétique : “les 8 temps” ou 8 principes qui désignent huit catégories : Yang Yin − Surface Intérieur − Plénitude Vide − Chaleur Froid. Une observation corporelle (abdomen, langue, yeux), ainsi que la prise des pouls chinois permet d’obtenir le bilan énergétique. Une première séance d’acupuncture avec aiguilles clôture ce bilan.

L’utilisation des aiguilles Une aiguille est posée sur un point d’acupuncture, soit pour remplir le méridien (tonification) soit en ouvrant le méridien pour stimuler la circulation du Qi (dispersion)

La durée de la pause des aiguilles varie en fonction de l’âge de la personne, mais sera toujours au alentour de 20 à 30 minutes : en hiver 30 minutes en tonification, 45 minutes en dispersion. 20 minutes en été en tonification, et 30 minutes en dispersion.

Les autres méthodes les points d’acupuncture peuvent également être stimulés par une pression (massage tuina, shiatsu), de ventouse, de la chaleur (moxa poudre d’armoise compacté en combustion ou lampe Wei Qi) ou même aujourd’hui de la lumière (lumino et chromothérapie)

La fréquence des séances est aussi variable selon l’âge et si les dérèglements énergétiques sont chroniques ou aigus : plus le problème sera présent depuis longtemps, plus il faudra espacer les séance et prendre du temps.

La formation d’acupuncteur

L’acupuncture traditionnelle est pratiquée par des thérapeutes formés selon les textes anciens. Les acupuncteurs traditionnels d’aujourd’hui partagent une vision commune de l’esprit et de la pratique héritée des médecins Chinois de l’Antiquité ; cette lignée est parvenue jusqu’à eux par une transmission de maître à élève relayée par les précurseurs de l’Acupuncture en France (Messieurs Duron, Borsarello, Chamfrault, Laville Mery, Blard, Lavier, Faubert, Timon).

Cela peut être des non médecins comme des médecins, pourvu qu’ils pratiquent selon les fondamentaux énoncés plus haut.